mercredi 16 janvier 2019

mardi 15 janvier 2019

lundi 7 janvier 2019

Cours d'écologie économique, sociale et politique n°1 et 2

Intervention n°1 :
"L'économie intégrée et développement durable"



 

Intervention n°2 :
"Loi naturelle et loi économique"




mardi 25 décembre 2018

Biomimétisme et droit des brevets

Ce petit billet écrit rapidement pour poser sur ce blog une réflexion après la lecture de l'ouvrage Biomimétisme de Janine Benyus.

L'auteur nous explique fort justement que l'avenir se situe pour les hommes en s’inspirant de la nature, pour aller dans son sens et non pas aller contre elle car, cette dernière attitude n'a entrainé qu'une dégradation de notre environnement.

Cette réflexion sur le mimétisme avec la nature m'a fait rappeler que l'une des conditions principales pour déposer un brevet, y compris sur le vivant, était le critère que l'invention devait être nouvelle.

Or cela pose un vrai problème si nous admettons que notre invention est une copie de quelque chose qui existe déjà dans la nature.
 
Car, là, se situe dans l'avenir la possibilité ou non de pouvoir breveter une invention dans la mesure où si tout existe déjà préalablement dans la nature: soit, on connait le mécanisme naturel et donc il y a un antécédent; soit, nous le découvrons après coup, ce qui revient à dire qu'il n'y avait pas de nouveauté à posteriori et demande de reconnaitre la "non-nouveauté" de l'invention.

Ce fait que la nature aurait déjà en son sein les clés des inventions passées et à venir, demande d'abord que nous considérons la nature comme une entité juridique à part entière, et donc reconnaître sa créativité.

Sauf que la nature ne pouvant ni signer de contrat d'exclusivité, ni posséder de compte en banque, elle annihile de fait la possibilité même de revendiquer un droit d'antériorité et de brevet sur quelconque invention.

La nature rentrerait donc dans ses droits, dénonçant du même coup et indirectement l'abus du droit des brevets.

Ceux qui, à juste titre, penseraient que cette réflexion trop légère et ne mettra jamais d'obstacle à la possibilité de breveté, devraient me semble-t-il restés prudent. La Nature semble ces derniers temps avoir une volonté de reprise de ses prérogatives et nous rappelle à notre place.

Notamment, qu'elle est première en tout et nous que d'éternel second dans le meilleur des cas.

A bientôt
Xavier Pérez

mercredi 19 décembre 2018

L'urne et la rue (article de 2012)



En 2012, j'ai rédigé un petit article à partir des éléments en ma possession à cette époque et de ma thèse de doctorat La Raison Fiscale, soutenue par contre en 2011.

Je souhaitais vous offrir cette réflexion de l'époque avec ces quelques citations du texte, téléchargeable bien évidemment en sa totalité sous le lien ci-dessous :


<< Voir le texte L'urne et la rue >>



"Visiblement, une cassure c’est produite entre l’intérêt collectif et les citoyens, voire plus largement entre le citoyen et les élus. Ces derniers devraient être l’expression de l’urne. Mais, il y a une sorte de monopole des partis politiques que la population ressent de plus en plus, notamment à travers l’expression « on prend les mêmes et on recommence »."
 (...)
 
"La rue s’oppose donc à l’urne quand celle-ci n’arrive pas à faire barrage à des forces qui mettent en cause l’équilibre social."
 (...)

"La décentralisation politique demande une profonde mutation démocratique dans le passage d’une République dont l’« organisation [est] (…) décentralisée » à une République avec un « État décentralisé », c’est-à-dire où le citoyen est égal à l’élu et la rue n’est plus considérer comme délinquante."
(...)
"Il appartient à l’urne de retraduire l’expression de la rue en modifiant son fonctionnement pour la rendre plus vivante même entre deux élections. L’urne exprime les choix politiques, la rue doit permettre de constituer ces choix puisque sans ces derniers l’urne est pauvre et la rue révolutionnaire."


 Ce texte est présent dans ce groupement d'article :
<<Télécharger "L'itinéraire juridique",
 


mercredi 12 décembre 2018

Bientôt sur Natureconomie

En  préparation, nous allons accentuer l'explication de l'économie intégrée et la nouvelle définition de la Nature pour permettre à notre économie d'être dans un système plus en équilibre.

Je me suis aperçu que bien des idées développées sur le site en exclusivité commencent à faire leur chemin ailleurs, il est donc temps de reprendre l'initiative pour toujours être à la pointe de la recherche dans ce domaine.

A très bientôt
Xavier Pérez

samedi 8 décembre 2018

Petite réponse à Emmanuel Todd pour aller plus loin dans la réflexion sur la monnaie

ns une interview à France Culture du 3 décembre 2018, le célèbre historien Emmanuel Todd  (https://www.youtube.com/watch?v=RvQc0TJUVdE) revient sur les évènements qui secouent la France, il fait une petite aparté sur les politiques monétaires en affirmant, peut-être à juste titre, que la monnaie unique ficelle notre politique économique et ne nous laisse plus aucune marge de manœuvre. Il ajoute ensuite que pourtant seulement 30 % des français veulent sortir de l'Euro, il en conclue donc que ce faible pourcentage est dû à une certaine méconnaissance des débats sur la monnaie des français.

Or, s'il n'en était rien, si au contraire, c'est trente pourcent était plutôt au contraire parce que les français ont parfaitement la problématique dans la tête, alors certes, peut-être pas formulée comme un professeur d'économie, mais qu'ils avaient en eux très bien compris le problème dans lequel les a plongé la monnaie unique.

Je m'explique.

Il faut revenir pour cela au triangle incompatibilité de Mundell (https://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_d%27incompatibilit%C3%A9) où il est expliqué qu'une politique économique d'un Etat ne peut pas atteindre (ou satisfaire) les trois objectifs suivant: 

1 - L'indépendance de la politique monétaire (ce que demande Todd)
2 - Le régime de change fixe (ce que garantit l'Euro entre les pays européens de la zone euro)
3 - La mobilité parfaite des capitaux (ce qu'a fait la dérèglementation de l'économie et le marché mondial)

Pour faire simple et rapide, la France en acceptant la monnaie unique a renoncé à son indépendance monétaire, mais est entrée dans un régime de change fixe entre un certains nombres de pays européens puisque il y a une monnaie unique entre ces pays; monnaie qui est accompagnée d'une politique d'ouverture des frontières et libres circulations pour les capitaux (point 3 du triangle).

Chacun ira de son analyse pour dire si ces choix sont vraiment des choix, et s'ils sont mauvais pour l'économie, mais là n'est pas mon propos. 

Mon propos vise surtout à dire qu'en reprenant la main sur notre politique monétaire automatiquement, et cela se vérifie dans l'histoire économique, il faudra abandonner l'un des deux autres points.

Dans la mesure où nous sommes dans un marché largement ouvert, il faudra faire à notre monnaie le yoyo, c'est-à-dire qu'il n'y ai plus de change fixe.

Qu'est-ce que cela signifie-t-il? 

Les français le savent très bien. Quand tout va bien, les parités se maintiennent et l'économie peut gagner du souffle, mais quand ça va mal, que notre État est endetté, la tentation est grande de faire payer le défit public par la dévaluation, c'est-à-dire l'épargne des français. Et cela, la population le sait très bien et notamment pour les plus anciens qui l'ont déjà vécu.

Il reste alors l'unique solution de rétablir des barrières douanières pour les marchandises et surtout le capital. C'est possible, mais cela signifie que non seulement il faudra que la France quitte l'Union européenne, mais aussi l'OMC. C'est compliqué, complexe, possible aussi, mais certainement pas avec les dirigeants actuels de l'ensemble de l'échiquier politique (droite comme gauche).

Donc, puisque cette dernière option est pour l'instant à écarter, les français se retrouvent face à un dilemme, être dans une impasse politique avec l'euro, mais conserver certainement l'illusion de la stabilité économique ou alors sortir de l'euro avec un risque, presque certains, en tous les cas non négligeable si nous restons dans une économie ouverte que leur épargne paie la gestion calamiteuse de nos chers dirigeants.

N'oublions pas que la France reste encore, malgré une pauvreté qui progresse vite, un pays d'épargnants (en fait ou en habitude).

Donc pour conclure que si 70 % des français ne souhaitent pas sortir de l'euro, ce n'est peut-être pas forcément par méconnaissance, mais par méfiance, c'est-à-dire cette forme de connaissance de l'expérience. C'est aussi peut-être encore par choix politique tant que les désagréments de ne pas maitriser leur monnaie ne les gène pas. 

Une chose est certaine c'est que peut-être un jour payer la dette par l'épargne sera profitable (ou acceptable), ou alors imaginer une autre relation entre production de richesse et répartition....car ne l'oublions pas la Nature s'invite au débat, et le manque de la matière nous laisse percevoir de futures économies de la pénurie, là aussi très inquiétante.


mardi 4 décembre 2018

Dès 2009, j'avais dit beaucoup sur la révolte en cours

En 2011, j'ai soutenu ma thèse de doctorat en droit dont le titre principal est "La Raison Fiscale" (téléchargeable ici ) j'y évoqué alors la nécessité d'intégrer les citoyens à la décision fiscale et mettais en garde contre l'association entre écologie et fiscalité. (voir ici texte de 2014 sur l'écologie et la fiscalité)

Je discutais aussi de l'impôt à la source car, faite attention!!! Le prélèvement dit à la source n'est pas à la source de la création des richesses! Dans le cas français, nous avons juste déplacé le curseur de prélèvement et c'est tout (Voir ici pour l'explication : texte impôt à la source)

Dès 2009, soit presque 10 ans avant les évènements, je percevais déjà le risque d'une telle situation, oui, 10 ans car il faut trois ans pour faire un doctorat, et le sujet se travaille bien avant de le proposer  à un professeur!

Malheureusement à l'époque travailler sur la justification fiscale et la justice face aux impôts ne faisaient pas sérieux, personne ne m'a réellement entendu, les prix je n'en ai pas eu, bien des mésaventures me sont arrivés.

Alors aujourd'hui, c'est tristement que je regarde ces évènements et je me demande encore pourquoi bien des personnes d'autorité ont dénigré ce sujet.

Enfin bon, je remercie néanmoins ceux qui on permit que ce travail existe que je mets à votre disposition.

Bien cordialement à tous
Xavier Pérez

lundi 3 décembre 2018

Refondation du site Naturéconomie : loide la nature / loi économique

Dans le cadre de la refonte du site Natureconomie, nous allons réenregistrer les vingt premiers numéros des Discours d'un Hêtre Commun.

Pour ce faire nous alternerons les textes écrits et les vidéos.

Dans la première vidéo des discours d'un Hêtre Commun, nous reprenions notre réflexion de l'ouvrage L'économie intégrée au Vivant, tout commence... dont il est vrai un bon nombre d'explication me revienne aujourd'hui car, bien des mises en garde s'y situent, notamment lorsque je discute de la double impasse de nos économies, car lorsque j'entends les décisions des autorités comme bon nombre de propositions, j'ai bien peur que même dans mon analyse j'ai été frileux et que cela aille beaucoup plus loin.

Non seulement nous cassons notre monde, mais personne n'a véritablement l'envie d'arrêter le phénomène.

Dans cette première vidéo, j'y expliquais la différence entre la loi de la nature et la loi économique, l'une est en effet immuable, elle ne change pas quelques soient les cultures ou les sociétés, alors que l'autre, la loi économique, est contingente aux sociétés, aux cultures et civilisations.

Pourtant, c'est bien la loi de la nature que les hommes cherchent à changer par les recherches notamment bio-technologiques alors que les lois économiques sont déclarées elles inchangeables.

Cette déclaration de la permanence des lois économiques a une conséquence majeur, et qu'elle demande aux hommes de s'y adapter.

Dans un monde, comme le notre, où, ces lois dominent notre quotidien, l'oppression qu'elles procurent finit souvent en révolte, voire en révolution, mais le mécanisme reste toujours le même, on change les têtes, on met de l'eau dans notre vin .... le processus de l'argent roi continue, la nature ne va guère mieux, et la crise de la matière s'annonce bel et bien.

La question de fond du lien entre la production des biens et la création et distribution des richesses est tout simplement occultée, pourtant elle est la seule qui nous permettra de lutter à la fois contre la pauvreté et d'agir en faveur de la planète.


dimanche 2 décembre 2018

La Nature appelle à une nouvelle définition juridique

La réalité a plusieurs facettes suivant la discipline à travers laquelle on la regarde.

Pourtant, certaines matières comme le droit modèle une réalité qui tente de s'imposer au développement économique et humain. Deux options s'affrontent alors entre ceux qui diront que le droit suit les mutations de la société et de l'économie, et les autres qui diront que c'est bien le droit et la loi qui façonnent notre vision du monde et nous donnent un cadre d'action.

La réalité est donc certainement relative bien que le droit trace les cadres dans lesquels les différends seront jugés et donc, imposeront une forme de réalité bien que celle-ci puisse être en décalage avec ce que nous observerons.

Trois grandes phases ont marqué notre approche de la Nature.

D'abord, ce qui relevait de la Nature était par la négative ce qui n'était pas Humain. Nous nous sommes donc attachés durant des siècles à définir ce qu'était l'humain, nous avons eu alors la fil des particularités que nous pensions humains : les émotions, la sépulture, la fabrication, la religion, la pensée...reculant toujours d'avantage et entrant toujours dans des affirmations contestables.

La difficulté de définir la Nature s'orienta donc vers la distinction entre animé et inanimé, apportant la distinction entre le vivant et l'inerte. Cette distinction, bien que souvent encore employée, pose des questions d'autre culturel puisque une "pierre" est inanimée pour un homme occidental dit "moderne", mais est bien vivante pour bien des traditions ancestrales. 

Qu'importe, les hommes de loi portent alors leur regard pour justifier le droit de posséder la Nature sur la distinction entre le Naturel et le Technique. Si nous ne pouvons pas posséder le Naturel car existant de fait dans la Nature, nous pouvons posséder le Technique issu de, je cite, "l'ingéniosité de l'Homme"...(pas de commentaire). Cette conception fortement utilisée en droit des brevets se retrouvent aujourd'hui confronté au biomimétisme, puisque copier quelqu'un, même si ce quelqu'un est la Nature, s'appelle un "plagia" alors que nous l'appelons "invention". Dans cette rubrique, la simple description d'une ligne ADN, présentée comme une découverte, entre aussi aujourd'hui dans la rubrique "invention" ...

La définition de la Nature pose donc bien des difficultés à la rigueur juridique, se faufilant toujours entre nos tentatives désespérées. Nous sommes coup sur coup passés de l'humain, au vivant et enfin au naturel dans l'objectif toujours affiché de posséder cette Nature, son inventivité et en retirer de la richesse... Seulement, nous avons la désagréable impression que plus nous croyons la posséder plus la Nature nous domine, puisqu'au final, une vague suffira à tout balayer

Peut-être alors il serait venu le temps de définir la Nature comme un élément nous constituant et complétant notre développement et sans lequel nous ne pouvons pas avancer, sa définition n'a ni à être  contre l'humain, l'inerte ou la technique, appelant il est certain que l'on renonce à la posséder, mais n'est-ce pas le premier pas pour enfin partager ce qu'elle nous offre.


samedi 1 décembre 2018

Redifusion : "ça n'intéresse personne, il y a juste une planète à sauver"

Rediffusion de la vidéo
"ça n'intéresse personne, il y a juste une planète à sauver"
La double impasse de l'économie à 6'32"


mercredi 28 novembre 2018

Le miracle Terre

Lorsque  nous étudions la naissance de l'Univers, des galaxies et de notre système solaire, nous sommes généralement envahis d'un sentiment de petitesse et d'émerveillement pour nous dire que dans cette immensité, le vivant a vu jour ici.

Nous prenons aussi conscience de la fragilité de son apparition, de cette forme de miracle qui fait que nous sommes là pour en discuter.

C'est alors que nous voyons le sort que nous réservons à ce miracle pour des questions d'égo et de richesse, près à l'annihiler pour quelques dollars de plus, pour ne surtout pas partager l'abondance dont la nature nous fait cadeau.

Oui, il faut bien voir cette fragilité, elle est là devant nos yeux qui ne perçoivent rien que l'envie d'avoir toujours plus et en abondance.

La naissance de l'Univers nous fait réfléchir sur nous, sur ce que nous sommes, sur ce que nous faisons et sur ce que nous partageons.

Voir cette merveille qu'est l'apparition de la Terre, même si les scientifiques l'expliquent par la physique et les procédés chimiques, n'en demeure pas moins exceptionnelle, sinon nous aurions déjà eu des millions d'équivalence, ce qui n'est pas le cas; même si quelque part, pense-t-on le miracle à aussi eu lieu.

Nous devons donc composer avec cette exception car, le vivant apparait finalement plus comme une exception qu'une règle, issue d'un long processus dans des conditions idéales.

N'est-il pas possible, alors, d'assimiler ces lois universelles de l'univers pour comprendre qu'il est important de réformer nos lois politiques et économiques contingentes et aller vers plus équité, puisque leur réforme est la condition pour que le miracle du vivant continu sa route et nous avec lui. 

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